Qu'importe le livre, pourvu qu'on ait livr'esse...

Qui a dit que la lecture était un plaisir foncièrement solitaire?

vendredi 25 mai 2007

Cercle de poèmes

Une idée sympa que je viens de trouver sur le blog du Livrophile : la chaîne des poètes.
Il s'agit de partager les poèmes qui nous ont le plus marqué ou touché. Qu'en pensez vous?

Pour ma part, le prix revient à...
...un tout petit texte d'Eluard, lu un jour par hasard, quand j'étais petite. Je l'avais beaucoup aimé et j'avais décidé de l'apprendre par coeur [ drôle de lubie à 8/9 ans ;-) ]. Je m'en souviens encore et il me touche toujours autant.

"Et un sourire"

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un coeur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

Paul Eluard

Voilà, je passe maintenant le flambeau à qui le souhaite ^^

Posté par Morwenna06 à 20:23 - * About Books * - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je trouve que c'est une superbe idée cette chaîne. elle nous permet de connaître de nouveaux poèmes. Merci de me faire découvrir celui-ci très lumineux et plein d'optimisme.

Posté par La liseuse, samedi 26 mai 2007 à 19:12

La Liseuse: pas de quoi ;-) Je suis contente que cette idée te plaise!

Posté par Morwenna, dimanche 27 mai 2007 à 13:40

Quel joli poème tendre et optimiste...je ne le connaissais pas! Mille mercis pour cette lecture.
Vraiment, belle idée que cette chaîne poétique prolongeant la quinzaine des poètes!

Posté par katell bouali, lundi 28 mai 2007 à 12:11

Katelle je suis contente de t'avoir fait découvrir ce poème. Je lis peu de poésie, mais celui là me touche ...tant mieux s'il vous touche aussi!!!

Posté par Morwenna, lundi 28 mai 2007 à 12:13

En effet, c'est une jolie chaîne !

Posté par anjelica, lundi 28 mai 2007 à 13:17

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l'océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

W. Austen
ce poeme me donne des frissons...

Posté par harmony, vendredi 19 octobre 2007 à 15:22

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