Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig
Editions Stock - 180p

# 4ème de couverture #

Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée.
Seul le narrateur prend la défense de cette créature "sans moralité". Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

# Mon Avis #

Ma précédante lecture n'était pas sans évoquer cette nouvelle: titre, 4ème de couverture, critiques du net... Ce titre de Zeig m'attendais sur une étagère. Allons-y pour une heure de lecture...inoubliable.

Bon avant toute chose, je tiens à dire que les Vingt-quatre heures de Zweig n'ont pas grand chose à voir avec celles de Constance de Salm. Le style, l'époque, et même l'histoire différent largement. Tout au plus peut-on rapprocher les titres et la puissance psychologique.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui fait de cette nouvelle un moment si intense.Les portraits psychologiques des personnages sont fouillés. Ce livre posséde une véritable profondeur. C'est un récit qui interpelle, émeut, subjugue. Je n'ai pu le lâcher avant la fin.

Quant au style il est très particulier. Limpide, il réhausse cette histoire somme toute banale et lui donne tout son éclat. Les descriptions sont soignées et prenantes: Zweig est arrivé à me faire lire  2 ou 3 pages de descriptions de mains sans m'ennuyer.

Je vous conseille donc fortement cette nouvelle, ainsi que toutes les autres de cet auteur...Il faut maintenant que je me penche sur La Confusion des Sentiments ^^