Qu'importe le livre, pourvu qu'on ait livr'esse...

Qui a dit que la lecture était un plaisir foncièrement solitaire?

jeudi 31 mai 2007

Home Sweet Home

Rien de vaut la douceur du foyer de Mary Higgins Clark
Le Livre de Poche - 440p

Rien ne vaut la douceur du foyer

# 4ème de couverture #

Elle s'était juré de ne jamais revoir la maison où sa mère était morte, où elle l'avait tuée. Bien sûr, elle n'était qu'une enfant, c'était un accident, mais pour beaucoup Liza Barton était une criminelle. Les années ont passé. Liza, devenue Celia, connaît enfin le bonheur. Jusqu'au jour où Alex, son mari, à qui elle n'a jamais rien dit, lui fait une surprise en lui offrant une maison dans le New Jersey… Mendham, la maison de son enfance. En guise de bienvenue, ils trouvent cette inscription, en lettres rouge sang : « Danger ! » Quelqu'un connaît la véritable identité de Celia et tente de lui faire endosser un nouveau crime.

# Mon Avis #

il y a quelques années, après une cure intensive de Mary Higgins Clark , je m'étais dis: "Plus jamais ça". Au bout de 4 ou 5 romans, j'ouvrais le livre, lisais quelques pages, et étais déjà à même de deviner la fin : j'avais trouvé ce que j'appelais alors la "Méthode Mary Higgins Clark" ou "Comment écrire un roman policier populaire".

Pour cela il vous faut: [Pour lire les spoilers, surlignez avec la souris...Ils sont à éviter pour ceux qui n'ont pas lu le livre. Ceux qui l'ont lu, ne veulent pas le lire, ou connaissent déjà la fameuse méthode peuvent passer outre]

- une héroïne jeune (une trentaine d'années), jolie, très classe, intelligente, forte et sensible à la fois;
- un milieu plutôt aisé, bourgeois + de la célébrité [ avocat/journaliste/photographe/décorateur connu];
- un méchant très méchant qui en veut à la jolie jeune femme, même si on ne sait pas trop pourquoi;
- un soupirant/concubain/mari: l'homme fort, attentif, aux petits soins [Attention SPOILER:  qui se retrouve bien souvent le coupable!!!   FIN DU SPOILER]
- un 2ème soupirant, moins présent, mais vraiment sous le charme de la damoiselle en détresse [Attention SPOILER  :et qui la sauvera au dernier moment, quand elle se retrouvera seule aux prises du vilain méchant  FIN SPOILER]
- quelques meurtres, des menaces [lettres, téléphone...], une irruption du passé [malheureux of course] dans un présent devenu paisible
- Facultatif: un enfant d'une dizaine d'année, espiègle, issu d'un 1er mariage

Voilà. Donc, quand j'ouvrais un nouveau MHC [pardonnez moi l'abréviation], il me suffisais de remettre chaque personnage dans sa case, et hop! j'avais le coupable [voir spoiler].

"Pourquoi donc as-tu relu un MHC?" allez vous me demander.
Tout simplement car je ne savais pas quoi lire. J'avais envie de changer un peu de registre, de sortir des romans "sentimentaux et intimistes" comme me l'a dit quelqu'un...Rien de vaut la douceur du foyer traînait alors sur une pile de livres achetés par ma mère. J'ai hésitée et me suis dis "allez, pourquoi pas? peut-être aura-t-elle rompu avec sa "Méthode". Déjà, le roman était écrit à la première personne. Le crime semblait commis par l'héroïne elle même. Hum... De la nouveauté en perspective?

Et bien, non. Pour l'originalité, on repassera. Le dénouement est [désespérement] prévisible [cf: spoilers de la "Méthode"], l'héroïne toujours aussi belle, intelligente, riche. Le môme est présent, l'irruption du passé aussi. M'enfin, il y a un truc que j'avais oublié: c'est que MHC sait vraiment entortiller son lecteur. Malgré l'aspect "on reprend les mêmes et on recommence", malgré la fin cousue de fil blanc, je me suis laissée attrapée. J'avoue: une fois dedans, j'ai voulu vite, très vite, savoir comment cela allait vraiment finir [on sait jamais, hein, des fois qu'il y ait une surprise à la fin...un imprévu.(Même pas en plus)]. Et comme ça se lit vite, hop, en une journée c'était bouclé.

En gros, pour résumer ce très long billet [sorry]: si c'est votre premier MHC, foncez, c'est un bon moment, divertissant, dont la fin vous surprendra sûrement [si si, la 1ère fois ça surprend].
Par contre, si vous connaissez l'auteur, plusieurs cas de figure:
- soit vous être fan, dans ce cas là, foncez aussi, cela ne vous décevra pas, vu que c'est dans la lignée des opus précedants.
- soit vous avez compris le système et en êtes blasé. A ce moment, pas la peine d'investir...à moins que vous ne vouliez un Harlequin-policier pour vous vider la tête.

Ah et puis, dernière remarque: je tiens à féliciter les éditions Le Livre de poche. Grâce à ce livre, elle remporte le Prix de la plus belle couverture 2007 [meuh non je ne suis pas ironique...].

Posté par Morwenna06 à 18:20 - Best-sellers et autres phénomènes marketing - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

tout simplement bouleversant

Le Silence de la mer [ et autres récits ] de Vercors 11
Le Livre de Poche - 180p

Agrandir la jaquette de Le silence de la mer

# Présentation #  d'après Livrenpoche.com

C'est la guerre qui le conduit à délaisser la gravure pour l'écriture qu'il conçoit alors comme une arme de combat. Après avoir écarté les tentations d'un désespoir « pervers et stérile », Vercors s'engage totalement dans la Résistance. Celui qui signera désormais ses oeuvres de son nom de guerre est persuadé que la lutte contre l'envahisseur nazi est la seule voie pour maintenir le « fragile flambeau » de la dignité humaine.

Lorsque le Comité National des Ecrivains décide en 1942 de créer une maison d'éditions clandestine, les fameuses Editions de Minuit, Le Silence de la mer est le premier titre publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération, mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement.
Cette sobre histoire, où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger, est diversement accueillie à l'époque. Certains veulent y voir une manoeuvre des collaborateurs, en raison du portrait valorisé de l'officier allemand, musicien et homme de grande culture. Mais la plupart des lecteurs comprennent qu'à travers le personnage de von Ebrennac, Vercors invite l'Allemagne à demeurer fidèle à sa tradition humaniste pour mieux s'opposer à la barbarie hitlérienne. Et jamais le récit ne se départit de son silence « obscur et tendu », tandis que grouille « la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent ».

Les textes qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte.
L'auteur restitue l'atmosphère tragique des arrestations (Ce jour-là), l'atroce emprise du monde des tortionnaires (Le Songe) et les ravages qui indirectement en découlent (L’impuissance). Si Le Cheval et la mort révèle l'horrifique visage de Hitler, L’mprimerie de Verdun montre de façon saisissante l'insidieuse fascination exercée par Pétain sur un homme qui, pour s'être soudain élevé contre le racisme, finit en camp de concentration.

Tous ces récits forment un implacable plaidoyer contre les ennemis de l'homme, en même temps qu'ils lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs.

# Mon Avis #

Un recueil bouleversant.

Le style est plutôt simple [mais non simpliste]: vocabulaire accessible, phrases épurées. Le contenu en revanche est plein de complexité, de profondeur. D'émotion aussi.

J'ai surtout été touchée par les 2 premières nouvelles: Le Silence de la mer et Ce jour-là. Ces deux récits m'ont vraiment touché, remué.
Dans le 1er, l'auteur joue avec le silence, le rend palpable. Oppressant. C'est une histoire d'amour: amour d'un pays, amour à la Belle & la Bête, amour des hommes. Hymne à la résistance, mais la résistance intelligente, sans haine aveugle. Histoire tragique aussi, où la fin laisse un goût d'amertume.
Le 2ème est encore plus déchirant, de part sa simplicité, son style presque enfantin. Nous sommes dans la tête d'un enfant qui voit sa vie bouleversée...mais qui ne le sait pas encore, qui ne comprend pas ce qui se passe. Nous si. Nous, nous savons. Ce contraste m'a bouleversée [je sais, je suis sensible aussi...].
Dans les deux cas,l'essentiel n'est pas dit, tout est suggéré.

Vous l'aurez compris, je vous conseille fortement ce recueil...et je m'excuse pour cette critique laborieuse, j'ai eu du mal à trouver les mots pour en parler...

Posté par Morwenna06 à 15:26 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« Murder in retrospect »

Cinq petits cochons d'Agatha Christie
Editions Le Masque - 220p

# Résumé #

Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme de Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu'Agatha Christie a rendu célèbre, prend l'affaire en main. Ne s'arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s'attendait...

# Mon Avis #

Un très bon Agatha Christie, où Hercule Poirot nous montre toute la perfection de ses "petites cellules grises"...

L'intrigue est très bien menée, le suspense présent jusqu'à la fin; le lecteur est manipulé de façon diabolique. J'ai suspecté tout le monde, changé 100 fois d'avis, accusé l'un, puis l'autre, et puis non, finalement, c'est elle...non en fait c'est lui... sans jamais être sûre, sans jamais deviner la vérité.

Un très bon moment de divertissement...même si ce n'est pas mon Christie préféré [je pense, entre autres, à Dix petits nègres, Le Meurte de Roger Ackroyd, Le Vallon ou encore La Mort n'est pas une fin].

Posté par Morwenna06 à 15:07 - Suspense - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 30 mai 2007

24 heures de folie

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig
Editions Stock - 180p

# 4ème de couverture #

Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée.
Seul le narrateur prend la défense de cette créature "sans moralité". Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

# Mon Avis #

Ma précédante lecture n'était pas sans évoquer cette nouvelle: titre, 4ème de couverture, critiques du net... Ce titre de Zeig m'attendais sur une étagère. Allons-y pour une heure de lecture...inoubliable.

Bon avant toute chose, je tiens à dire que les Vingt-quatre heures de Zweig n'ont pas grand chose à voir avec celles de Constance de Salm. Le style, l'époque, et même l'histoire différent largement. Tout au plus peut-on rapprocher les titres et la puissance psychologique.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui fait de cette nouvelle un moment si intense.Les portraits psychologiques des personnages sont fouillés. Ce livre posséde une véritable profondeur. C'est un récit qui interpelle, émeut, subjugue. Je n'ai pu le lâcher avant la fin.

Quant au style il est très particulier. Limpide, il réhausse cette histoire somme toute banale et lui donne tout son éclat. Les descriptions sont soignées et prenantes: Zweig est arrivé à me faire lire  2 ou 3 pages de descriptions de mains sans m'ennuyer.

Je vous conseille donc fortement cette nouvelle, ainsi que toutes les autres de cet auteur...Il faut maintenant que je me penche sur La Confusion des Sentiments ^^

Posté par Morwenna06 à 14:12 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une journée épistolaire

Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm 11
Editions Phébus - 190p

Vingt-quatre heures d'une femme sensible

# 4ème de couverture #

Véritable petit bijou, ce roman épistolaire publiée en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres. Confrontée à l'image obsédante de son amant disparaissant dans la calèche d'une autre beauté au sortir de l'opéra, notre héroïne tente de comprendre et de calmer les milles émotions qui l'assaillent. Au cours d'une nuit d'insomnie et d'une journée perdue à guetter un signe de celui qui -semble-t-il vient de la trahir, elle ne trouve d'autre consolation que de lui écrire. Quarante-quatre lettres pour dire vingt-quatre heures de fièvres, de doutes et de désespoir.
Cet unique roman de roman Constance de Salm bouleversera tous les amoureux de Stefan Zweig et de Marcelle Sauvageot. Poétesse et dramaturge, celle que l'on surnommait " la muse de la Raison " défendit ardemment la cause féminine et tint un brillant salon littéraire, ou se côtoyèrent Alexandre Dumas fils, Paul Louis Courier, Stendhal et Houdon.

# Mon Avis #

Dur de trouver les mots pour parler de ce roman. Il est qualifié de "petit bijou" par les éditions Phébus. Marketing? Publicité mensongére? Non...du moins, pas de mon point de vue.

Pourquoi?  Parce que. Lisez le c'est tout. C'est trop court? Bon, tentons une justification:
Parce que c'est un roman unique, terriblement vrai. Criant de vérité. Un torrent d'émotions.
Constance de Salm a réussi à faire un roman sur l'amour, l'angoisse, l'espoir parfois, la jalousie, sans tomber dans la miévrerie. Oui c'est lyrique, oui c'est passionné. Mais c'est aussi tellement beau, tellement nous... En très peu de page, l'héroïne m'a touché, émue. 
Quant au style, rien à dire. Il est magnifique, ciselé, vivant.

Pour finir, merci mille fois à Clarabel et Lilly pour leurs superbes billets qui m'ont donnés envie de lire ce roman...Je vous conseille d'aller y jeter un p'tit coup d'oeil, leurs critiques rendent mieux justice à ce roman que la mienne ;-)

Posté par Morwenna06 à 13:36 - Romans français XIXème et antérieur - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 29 mai 2007

Elisabeth Goudge, le retour

La Colline aux gentianes d'Elisabeth Goudge
Le Livre de poche - 500p [paru aussi aux éditions Phébus]

Agrandir la jaquette de La colline aux gentianes

# Résumé # [d'après le site des éditions Phébus]

La « Colline aux Gentianes » est cette butte surmontée d’une chapelle, au-dessus du port de Torquay, où les marins ont l’habitude d’aller en pèlerinage. La vie est-elle jamais autre chose qu’une navigation entre les écueils, et le naufrage ne nous est-il pas promis ?
C’est ce qu’apprendra Zachary, déserteur de quinze ans qui ne supporte pas l’horreur de la vie à bord (nous sommes à l’époque des guerres napoléoniennes) et qui cherche dans un trou perdu de la plus banale campagne à oublier ses peurs – et à se faire oublier. Mais les souvenirs s’arrangent toujours pour vous rattraper par la manche. Le garçon rencontrera sur son chemin la petite Stella, douze ans, qui le fascine – et qui en fascine bien d’autres. Stella non plus n’est pas d’ici. Adoptée par des paysans, elle a toujours eu le sentiment d’habiter en rêve un autre pays.
Quel sera l'avenir de ces deux solitaires?

# Mon Avis #

Après le dramatique Famine, j'avais besoin d'un peu de douceur et d'espoir. Pour cela , me suis-je dis, rien ne vaut un Elisabeth Goudge. Je me suis donc embarquée direction la colline aux gentianes.

Verdict: ce roman se classe sans conteste parmi mes favoris, peut-être même devant le fameux Pays du Dauphin vert.

Les personnages peuvent sembler moins complexes, mais ils sont encore plus attachants. Comme toujours, le style est vraiment agréable, plein de poésie, de descriptions gracieuses. Une pointe de surnaturelle, savamment intégrée,  participe à la magie de ce livre. De plus, quelques jolies légendes viennent agrémenter le récit, ce qui l'enrichit d'autant.

Ce livre est un petit bijou, chant d'amour et d'espoir, regorgeant de tendresse et de lumière. Je l'ai littéralement dévoré.

Posté par Morwenna06 à 19:05 - Romans anglais XXème et XXIème - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 28 mai 2007

An Gorta Mór or An Drochshaol *

Famine de Liam O'Flaherty
Editions de Flore [1947] - 500p


The Great Famine

# Résumé #

Irlande, 1845.
Dans la Vallée Noire les récoltes de pommes de terre approchent. La misère est grande chez ces paysans catholiques, qui sont pour la plupart de simples locataires de leurs terres et doivent à ce titre payer un loyer exorbitant à un propriétaire protestant.
Seulement un horrible fléau s'abat sur la village: une maladie inconnue fait pourrir les pommes de terre, seul moyen de subsistance. Une famine s'en suit, terrible.
Dans ce contexte de mort, on s'attache aux pas d'une famille ni très pauvre ni très aisée, les Kilmartin: le père et la mère -  les "vieux" - , l'oncle alcoolique, les 2 fils, l'un très malade, l'autre marié depuis peu à l'énergique Mary. Autour d'eux gravite tout un village: jalousies, ragots, dépravations, pauvreté, révoltes en sont les mots-clés.

# Mon Avis #

Ceci est mon premier livre d'un auteur irlandais. Je n'avais jamais rien lu non plus sur cette période. Ni sur cet auteur là d'ailleurs. Je l'ai pris par hasard, car l'édition m'attirait, son odeur, sa couleur jaunie. Ensuite, impossible de trouver un résumé ou un avis: ce livre est tout simplement un inconnu du Net.

Je vous préviens donc: ne vous attendez pas à quelque chose de gai. Rares sont les moments de joie dans ce roman. C'est tout simplement tragique. Ce récit est jalonné de morts, de drames, de larmes.

Les points forts? Le contexte historique est quand même très intéressant, la plume agréable. Les personnages sont bien campés et on plonge en plein coeur de cette Irlande croyante, superstitieuse, malheureuse.

Niveau points faibles, je ne saurais les nommer précisement. Peut-être trop de personnages. Peut-être autre chose. Il y a cependant un p'tit quelque chose qui fait que ce livre n'est pas un coup de coeur. J'ai bien aimé mais sans plus.

A lire pour la période, pour la plume...si vous arrivez à le dénicher ;-)

* An Gorta Mór or An Drochshaol  = la Grande Famille en Irlandais

Posté par Morwenna06 à 20:31 - Romans étrangers - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dernier roman de Charlotte Brontë

Villette de Charlotte Brontë
Editions Gallimard "Du Monde entier" - 630p

# Résumé # d'après Wikipédia

Après un désastre familial non spécifié, la narratrice, Lucy Snowe, se rend dans la cité fictive de Villette pour enseigner dans une école pour jeunes filles où elle est involontairement plongée dans l'aventure et la romance...

Pour un résumé plus complet, vous pouvez aussi vous rendre ici.

# Mon Avis #

J'ai redécouvert avec plaisr l'écriture de Charlotte Brontë. Ce roman, le dernier de l'auteur, est peu connu, mais considéré par certains spécialistes comme son meilleur. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé, mais Jane Eyre reste indétrônable.

Le point fort de ce long roman n'est pas son action, mais ses personnages. Ils sont bien bien construits, profonds, complexes. A la fin de la lecture, ce ne sont plus de simples protagonistes mais presque des personnes réelles, des amis que l'on quitte à regret. L'héroïne m'a particulièrement touchée, peut-être car elle me ressemble un peu...

Ce roman comporte également un amusante critique de la société, les jeunes filles frivoles surtout ne sont pas épargnées.

La trace du roman gothique se fait également sentir: présence du surnaturel, introspections fréquentes de la narratrice, ponctuent ce passionnant récit.

Un dernier mot sur la fin. Elle m'a laissée plutôt perplexe. Qu'a donc voulu dire l'auteur?
Elle nous laisse sur un grand point d'interrogation: happy end or not happy end? That is the question...Au lecteur de trancher, selon son humeur et sa sensibilité, Charlotte Brontë restant - volontairement ? - dans le flou.

Je vous conseille donc fortement ce grand roman qui m'a énormement plu, même s'il n'égale pas, à mon humble avis, l'inoubliable Jane Eyre.

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Image: Portrait de Charlotte Brontë

Posté par Morwenna06 à 12:46 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 26 mai 2007

les romances du XIXème

La Grande Marnière de Georges Ohnet
Paul Ollendorff éditeur [édition de 1889 !!!] - 454p

# Résumé #

Le jeune Pascal Caravajan, avocat de talent, rentre dans sa ville natale après plusieurs années d'absence. Egaré, il demande sa route à une charmante amazone. La jeune fille le renseigne et l'accompagne pendant une demi-heure, au cours de laquelle Pascal tombe sous son charme. Au moment de la quitter, il lui demande son nom. Malheur!Elle se révèle être Mlle de Clairefond, la fille de l'ennemi juré de son père. De retour chez lui, le jeune homme se rend compte que la brouille est loin d'être apaisée; au contraire, son père formente de sombres complots... Comment évoluera cette querelle? De quel côté se rangera Pascal quand le malheur frappera de plein fouet la famille de Clairefond?

# Mon Avis #

Au départ, je souhaitais me procurer Le Maître de Forges du même auteur, dont j'avais lu des critiques sur la forum the Inn at Lambton et sur le blog de Clélie. Cependant, impossible de le trouver...J'ai fini par dénicher celui-ci, en excellent état malgré son grand âge [Mazette! 118 ans quand même!]

Je ne vous cacherais pas que c'est surtout un roman sentimental, "populaire". Georges Ohnet, aujourd'hui totalement oublié, connu à son époque un énorme succès auprès des lecteurs [lectrices ?], et des ventes très importantes. Il fut cependant très vivement critiqué par ses contemporains littéraires - écrivains ou amateur de "grande littérature" - qui qualifiait son oeuvre de "banale", mélo.
[comment ça cela vous rappelle quelqu'un?]

Qu'est ce que j'en pense, moi, lectrice du XXIème siècle?
J'avoue: j'ai aimé. Mieux: j'ai dévoré. Que voulez vous, en ne se refait pas: cette histoire à plu à mon p'tit côté fleur bleue. Bon, je reste lucide quand même, hein. La fin fut éventée dès les premières lignes [même avec mon résumé minable vous devriez y arriver sans problème ^^]. Certains retournements étaient franchement prévisibles.
Néanmoins, l'intrigue est plaisante, avec - un peu - de suspense. Les personnages plutôt attachants, bien que niveau profondeur et complexité du caractère, il y a des progrés à faire. Quant au style, sans être exceptionnel, il s'avère tout à fait agréable et étonnament moderne.

Bref, un lecture divertissante. En un mot: oubliez Lévy, changez pour Ohnet!

Posté par Morwenna06 à 11:58 - Romans français XIXème et antérieur - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 25 mai 2007

Cercle de poèmes

Une idée sympa que je viens de trouver sur le blog du Livrophile : la chaîne des poètes.
Il s'agit de partager les poèmes qui nous ont le plus marqué ou touché. Qu'en pensez vous?

Pour ma part, le prix revient à...
...un tout petit texte d'Eluard, lu un jour par hasard, quand j'étais petite. Je l'avais beaucoup aimé et j'avais décidé de l'apprendre par coeur [ drôle de lubie à 8/9 ans ;-) ]. Je m'en souviens encore et il me touche toujours autant.

"Et un sourire"

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un coeur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

Paul Eluard

Voilà, je passe maintenant le flambeau à qui le souhaite ^^

Posté par Morwenna06 à 20:23 - * About Books * - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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