mercredi 26 mars 2008
Blog en pause (qui a dit : "Encore !" ?)
Bonsoir bonsoir.
Oui, oui, je sais, je n'ai pas posté de billet comme je l'avais promis. Shame on me.
Seulement, cette fois-ci ce n'est pas un manque de motivation ou d'inspiration qui me retient. Si si, je le jure, il y a une bonne raison à mon silence. J'ai contracté des tendinites aux deux bras (poignets/coudes), et j'essaye de réduire mon usage du clavier aux nécessaires recherches sur le Net ou aux courriels. Sorry...
Je ne vous oublie pas pour autant. En attendant une amélioration, je vais essayer de poster quelques poèmes que j'apprécie.
Ce soir, je vous propose un texte de Baudelaire.
Le choix du poème a été cornélien, mais j'ai fini par opter pour mon premier coup de coeur baudelairien ;-)
"Harmonie du soir"
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir.
Charles Baudelaire, in Les Fleurs du Mal
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Accompagnement musical : du violon (frémissant) bien sûr ! :-)

