La Marque de Windfield de Ken Follett
Le Livre de poche - 630p

La Marque de Windfield

# Résumé #

1866. Un jeune élève du collège de Windfield, non loin de Londres, se noie lors d’une escapade qui tourne au drame. Plusieurs garçons sont témoins. Parmi eux, Edward Pilaster, l’héritier de la fortune des Pilaster, une richissime dynastie de banquiers, Hugh Pilaster, un cousin pauvre d’Edward, et Micky Miranda, fils d’un grand propriétaire terrien d’Amérique du Sud.
Ce tragique accident - mais s’agit-il d’un accident? - et les secrets qui l’entourent vont marquer à jamais ces trois garçons. Leurs destins ne cesseront plus de s’entrecroiser au fil des rivalités amoureuses et des luttes impitoyables pour s’assurer le contrôle de la banque.
Bureaux lambrissés d’acajou des grands temples de la finance… Bas-fonds où les gentlemen s’encanaillent dans le jeu ou la débauche…
En faisant le récit haletant des passions qui déchirent cette famille de grands banquiers, Ken Follett redonne vie à la fascinante Angleterre victorienne. Dans toute sa splendeur. Dans toute sa noirceur.

# Mon Avis #

Je n'arrive pas à dire si j'ai aimé ou non ce pavé.

Il avait tout pour me plaire: cadre intéressant [ époque victorienne...], intrigue pleine de suspense, histoires de famille, amours contrariés, personnages assez fouillés, auteur dont j'ai apprécié d'autres livres [ Les Pilliers de la terre et Le 3ème jumeau].

Que demander de plus, me direz vous?

Et bien pourtant, je n'en ressors pas totalement conquise. Certe cela se passe à l'époque victorienne...mais il ne faut pas s'attendre à un roman victorien. La référence à Dickens sur la couverture ne me convainc pas vraiment: bien sûr Ken Follett nous fait pénetrer au coeur de la société victorienne, en nous entraînant dans ses pires dépravations, nous révelant hypocrisie et vices. On est pourtant à des lieux de la critique ironique et pleine d'humour d'un Dickens. Ici, pas de pudeur; c'est dur, cru, sans conscession. Trop cru parfois.Quelques passages m'ont presque dérangée.

Rajoutez à cela quelques longueurs, des personnages un peu trop manichéens [des gentils très gentils, des méchants vraiment méchants], cela donne une impression mitigée.

A lire pour la description de cette société et pour les fans de l'auteur. Cependant rien ne vaut un bon Dickens...ou un Wilkie Collins!