Le Maître de Forges de Georges Ohnet
Albin Michel - 290p

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[ la couverture est rose à la base ^^]

# Résumé # d'après le blog Littéranet

XIXe siècle – village de Pont-Avesnes - Jura
Claire de Beaulieu est une jeune et belle aristocrate, fiancée au duc de Bligny, un homme superficiel et dépensier, mais qu’elle aime malgré tout. Alors qu’une demande officielle en mariage auprès de sa famille doit être faite, le duc disparaît, préférant épouser Athénaïs Moulinet, la plus farouche ennemie de Claire, une fille sans titres, mais détentrice d’une immense fortune. Ce qui permet au duc de racheter toutes ses dettes de jeu et de vivre dans une aisance qui lui aurait manqué s’il avait épousé Claire, dont la famille est complètement ruinée – ce qu’elle ignore. Elle épouse donc par dépit et par vengeance le maître de forges de Pont-Avesnes, Philippe Derblay...

# Mon Avis #

Là, je comprend mieux les critiques qu'essuya Ohnet à son époque. Autant La Grande Marnière m'avait à peu près paru profond, autant Le Maître de Forges m'a déçue. C'est une gentille romance, à la fin convenue.

Oh, je vais être juste: c'est sympa, distrayant, ça se lit plutôt bien. Un roman de plage, en somme.

Cependant, les personnages, bien qu'assez creusés, auraient pu être moins caricaturaux, et le contexte plus appronfondi. Parlons-en du contexte! Ohnet aurait pu réaliser une véritable fresque sociale, entre les luttes bourgeoisies/noblesses [ à peine effleurées], les problèmes ouvriers [nullement évoqués], il y a avait matière à ouvrage. Que nenni ! L'auteur se concentre surtout sur les difficultés de ses personnages, oubliant la vie autour. Fichtre! Nous sommes en 1880, la guerre avec la Prusse est finie depuis 10 ans et avec elle vient de naître la IIIème République; en 80 le gouvernement de Jules Ferry s'installe, accompagné de multiples réformes... Là aussi il n'en est mention nulle part.

Bref, à lire comme un Harlequin made in XIXème, avec ses côtés un peu machistes [ la jeune femme indépendante et enflammée devient plus sage, plus soumise, elle est "domptée" et paf! l'amour, le vrai, l'unique, arrive!], un peu mièvres [la dernière phrase est un chef d'oeuvre de guimauvre], mais plutôt distrayant: c'est léger et pas trop mal écrit.

--> Un assez bon moment, mais qui ne casse pas des briques:  j'en attendais peut-être un peu trop...

 

L'avis beaucoup plus enthousiaste de Clélie, à qui j'ai "emprunté" le résumé: merci !